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La cystite des animaux par l'homéopathie

 

  par Jacqueline Peker, docteur-vétérinaire homéopathe










On appelle « cystite » une inflammation de la paroi vésicale qui provoque :
  • Une pollakiurie (l’animal urine souvent, mais par petites quantités)
  • Une douleur à la palpation du ventre et au cours de la miction. Les urines sont claires ou teintées de sang, ou d’un aspect « louche » provoqué par la présence de pus.
  • Une envie impérieuse d’uriner.
La présence de cailloux (petits ou gros) peut entraîner les mêmes symptômes. Le rôle des maîtres est de constater que quelque chose ne va pas, de soulager dans les plus brefs délais et, si l’amélioration se fait attendre, consulter un vétérinaire qui seul pourra établir les causes.
Chez les mâles, un problème prostatique provoque les mêmes symptômes et là encore, un examen approfondi est indispensable.
Les « cystites » font partie du grand chapitre des problèmes urinaires : anurie, énurésie, hématurie, incontinence urinaire, problèmes rénaux, calculs… que nous ne pouvons traiter en une seule fois, mais sur lesquels nous reviendrons, car dans la plupart des  cas, si vous ne pouvez pas guérir, vous pouvez soulager, améliorer, et c’est là votre rôle et celui des médecines naturelles.
Tous les animaux peuvent être atteints, chats ou chiens, quel que soient l’âge, le sexe, la race (pourtant il y a des prédispositions)… mais incontestablement le mode de vie, l’alimentation, le manque d’hygiène sont souvent responsables. Il n’y a pas de honte à surveiller le meat urinaire, à le nettoyer avec du sérum physiologique, comme il n’y a pas de honte à surveiller la litière et à choisir des endroits pas trop sales pour que nos chiens se soulagent, car dites-vous bien que l’inflammation est le plus souvent provoquée par des germes qui viennent de l’extérieur…

Les cystites aigües :

Les médicaments homéopathiques seront adaptés aux symptômes et donnés plusieurs fois par jour, jusqu’au retour à la normale. Il faut laisser de l’eau fraîche à disposition du malade et surveiller qu’il boive le plus souvent possible.
Cantharis 9 CH est le médicament n° 1 qui soulage, et ce dans la plupart des cas. On donnera 3 granules toutes les heures, puis toutes les deux heures. Pour les animaux difficiles, ne pas hésiter à faire fondre 15 ou 20 granules dans un peu d’eau minérale et à donner 5 à 10 gouttes toutes les heures.
La cystite de Cantharis est très douloureuse (le malade qui souffre regarde ses flancs ou lèche sans cesse son méat urinaire).
Mercurius corrosivus 9 CH : les urines sont peu abondantes, mais contiennent du sang. Le malade se pose très souvent et même reste immobile, pattes écartées, la tête haute et le regard fixe. Il souffre. On peut l’administrer en alternance avec Cantharis toutes les deux heures.
Staphysagria 9 CH est le médicament des cystites consécutives à un traumatisme physique (après un toilettage, quand le peigne s’est approché malencontreusement du méat urinaire – après un choc, après un sondage, après une anesthésie), mais aussi après un traumatisme psychique (chattes en chaleur, grossesse nerveuse, changement de vie trop brutal). On donnera 3 granules trois ou quatre fois par jour pendant trois jours.
Chez les animaux qui ont souvent ce genre de symptômes douloureux, certes, mais sans gravité, on pourra drainer 8 à 10 jours – toutes les six semaines – avec Berberis 5  CH , 3 granules matin et soir.


Les cystites à répétition ou cystites chroniques :

 
Elles sont dues à des infections qui se localisent dans le haut appareil urinaire et peuvent entraîner des troubles généraux (fièvre, tremblements, inappétence…). Les antibiotiques (après examen des urines) sont efficaces, mais les rechutes sont fréquentes. Il est alors indispensable de compléter par un traitement homéopathique individualisé. Cette bonne approche homéopathique que vous avez su acquérir au cours des mois doit vous aider (étant bien entendu qu’il n’y a ni tumeur, ni calcul, ni malformation…).
Cantharis 9 CH et Mercurius corrosivus 9 CH seront prescrits en alternance une ou deux fois par jour.

En fonction de la douleur, on ajoutera :
Arsenicum album 9 CH : 3 granules deux fois par jour, si le malade est anxieux et affaibli.
Phosphorus 9 CH : 3 granules deux fois par jour, si les urines contiennent du sang.
Terebenthina 5 CH : 3 granules trois ou quatre fois par jour. Convient aux chats qui ont des problèmes de calculs, urinant encore, mais une urine nauséabonde et très foncée qui colle à la litière.
Equisetum 5 CH : les malades restent en position d’uriner pendant un long moment, mais n’émettent presque rien.
Capsicum 5 CH : les mictions sont fréquentes, abondantes, douloureuses (le malade court dans tous les sens ou se frotte sur le sol), mais les urines sont claires.
Colibacillinum 9 CH peut être considéré comme le traitement de fond des cystites bactériennes à répétition. Chez les animaux sensibles, on pourra donner 8 à 10 granules un ou deux soirs par semaine.
Pour éviter l’installation de troubles chroniques, la prescription d’un médicament de fond est conseillée, mais elle exige un interrogatoire difficile. Néanmoins, si vous connaissez bien votre animal, vous devez pouvoir l’aider.
Thuya 9 ou 15 CH : une dose ou 10 granules un soir par semaine, si votre animal présente des antécédents d’infection  génitale (écoulements vulvaires, métrite pour les femelles, prostatite, écoulements urétraux, infection des glandes anales pour les mâles), et si on trouve des verrues ou des néoformations de toute sorte à tous les niveaux.
Pulsatilla 9 ou 15 CH : une dose ou 10 granules, chez les animaux présentant ou ayant présenté des troubles circulatoires, des troubles digestifs et d’un tempérament hypersensible.
Sulfur 9 ou 15 CH : une dose ou 10 granules, quand les troubles urinaires alternent avec des troubles cutanés ou des douleurs ostéo-articulaires.

Nota : Une fiche thérapeutique ne remplace pas un vétérinaire… mais elle est là pour vous permettre de comprendre votre animal malade et de le soulager rapidement, sans crainte et sans réaction secondaire.

















Nouveautés
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« LA DOULEUR, L’ANIMAL... L’HOMÉOPATHIE »

 
                                            DrJacqueline Peker, vétérinaire homéopathe


 







LA DOULEUR, du latin dolor : oris : souffrance, à savoir une « sensation ou

une impression pénible » ou l’ensemble de ces sensations .

On peut préférer le mot MAL qui exprime la souffrance, le supplice, la torture...

la douleur dont les manifestations extérieures sont les cris, les convulsions,

la crispation, les gémissements, les grimaces, les plaintes, les spasmes, les

larmes...

LA DOULEUR EXISTE CHEZ L’ANIMAL
à plumes ou à poils, à sang froid

ou à sang chaud, terrestre ou aquatique, pluricellulaire ou unicellulaire...

mais elle existe chez tous les êtres vivants : les plantes, les arbres, l’herbe, les

pierres...

« Objets inanimés avez-vous donc une âme ? »

N’oublions pas la « douleur morale », dont les symptômes sont parfois moins

évidents, mais qui sait déséquilibrer nos animaux. Notre rôle est de combattre la

douleur sous toutes ses formes.

La non-assistance à être vivant en souffrance mériterait bien de devenir un

concept juridique.

A CHAQUE DOULEUR SON TRAITEMENT


Un traitement dépend de notre formation médicale, mais aussi des croyances de

ceux qui souffrent.

Que nos malades choisissent la médecine allopathique, l’homéopathie,

l’acupuncture, l’ostéopathie, le magnétisme, la prière... ce qui compte, c’est le

soulagement rapide mais, s’il y a récidive (parce qu’une lésion physiologique

baisse rarement les bras !), ce sera alors notre rôle de rechercher l’étiologie du

mal et le pronostic immédiat ou retardé.

L’appréciation de la douleur physique chez l’animal exige de grandes qualités

d’observation et un toucher subtile qui devra mettre en évidence toute sensation

pénible en un point ou dans une région du corps (douleur interne ou externe).

L’œil du malade, la sensibilité de la peau, le battement des ailes du nez, les

mouvements de la langue ou des lèvres, l’instabilité sur les membres... sont

autant de signes qui avertissent le vétérinaire.

Mais n’imaginez pas que nous ignorons pour autant les manifestations de la

douleur morale, si fréquente chez les chiennes que l’on prive de leurs bébés,

chez les chevaux que l’on change de box, chez les cochons qu’on jette sans

ménagement dans les camions, chez les poules réveillées par une musique

techno (récemment 400 poules sont mortes... une « rave-party » avait été

organisée près du poulailler.

Certes, mes chers confrères, la douleur chez l’ animal existe et trop souvent

nous en sommes responsables... mais il est tellement facile d’être indifférent.

Dans toutes les souffrances, nous devons intervenir le plus vite possible,

en choisissant la thérapeutique la mieux adaptée et oublions notre écrivain-
chirurgien, Georges Duhamel qui prétendait que « la souffrance donne la mesure

de l’homme ».

DOULEUR ET ALLOPATHIE


Les antalgiques périphériques sont surtout actifs dans les douleurs tendino-
musculaires, osseuses, ou articulaires, mais beaucoup moins actifs dans les

douleurs viscérales.

Les antalgiques centraux ou stupéfiants ne sont pratiquement pas utilisés chez

les carnivores.

Les antalgiques non anti-inflammatoire (Doliprane) peu agressifs vis-à-vis de

la muqueuse gastro-intestinale sont souvent utilisés chez les vieux chiens.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) utilisent le synthèse des

prostaglandines et ont une action anti-inflammatoire, antalgique, antipyrétique

et antiagrégant plaquettaire, mais on redoute l’irritation gastro-intestinale

secondaire fréquente chez les carnivores. Pour le cheval ou les bovins, on

préfère la voie intra-musculaire, les infiltrations directes dans l’articulation

douloureuse, la mésothérapie.

DOULEUR ET HOMÉOPATHIE


Le remède ne sera efficace que si on tient compte :

- Du symptôme prédominant ou de la modalité de la douleur,

- Du facteur déclenchant,

- De l’appréciation d’un symptôme concomitant.

C’est la CLINIQUE (donc l’observation manuelle, visuelle, auditive, olfactive)

qui impose la prescription, que la douleur soit légère, moyenne, violente,

périphérique ou neurologique.

LES GRANDS MÉDICAMENTS HOMÉOPATHIQUES


1°) Des douleurs ostéo-articulaires ou musculaires


ACONIT : douleurs aiguës avec angoisse, fièvre (coup de froid), tachycardie

BELLADONNA : douleur + rougeur + chaleur avec spasmes et sécheresse des

muqueuses

BRYONIA : douleurs fixes > pression, fièvre avec soif < mouvement

ARNICA : traumatisme → douleur, épuisement et angor

HYPERICUM : douleurs intenses des terminaisons nerveuses

DILUTION : 5 – 7 – 9 – 15 CH

L’état du malade et du mal indique la meilleure dilution.

Attention aux sensibilités individuelles et à la répétition des prises.

2°) Des douleurs abdominales


COLOCYNTHIS : la douleur plie le malade en deux

CUPRUM : crampes, spasmes

ARSENICUM ALBUM : douleurs digestives avec nausées, vomissements,

diarrhée + épuisement et anxiété.

L’homéopathie vétérinaire répond parfaitement aux traitements d’urgence.

En 30 ans, j’ai utilisé tous ces remèdes grands ou petits, seuls ou associés à

des médicaments allopathiques ou au pouvoir de nos mains. Je n’ai jamais pu

accepter la souffrance... un animal qui souffre vous le crie..., mais il faut savoir

toucher, regarder, sentir.

Le meilleur exemple qu’on puisse vous présenter pour le traitement

homéopathique de la douleur est celui de la cystite lithiasique du chat mâle.

Les propriétaires, absents toute la journée, ne remarquent pas que la litière n’est

pas mouillée. Pourtant le chat manifeste ses souffrances : il regarde ses flancs,

se pose dans son bac, gratte avec force, gémit... mais rien ne vient, sauf parfois

quelques gouttes d’une urine épaisse, sanguinolente et nauséabonde. Le pénis,

rouge et enflé reste à l’extérieur. Le ventre est chaud, ballonné et les plus avertis

peuvent palper une vessie énorme. La cause de ces douleurs : quelques grains de

sable qui ne peuvent franchir un urètre minuscule et encombré d’un os pénien.

Le regard de ces chats qui souffrent vous invite à agir vite, quelle que soit

l’heure.

Les maîtres « homéopathisants »
ont tous une trousse d’urgence et, dès les

premiers symptômes, ils ont donné : CALCAREA CARBONICA 15 CH : 10

granules, 15 minutes plus tard : CANTHARIS 9 CH : 3 granules, et 15 minutes

plus tard : BERBERIS 5 CH : 3 granules, et on continue jusqu’à l’amélioration,

jusqu’à l’expulsion du bouchon sableux, jusqu’à l’écoulement de l’urine.

Souvent le miracle n’a pas demandé plus d’une heure.

Mais, les récidives sont fréquentes, et le sondage ou l’intervention chirurgicale

sont indispensables.

Un traitement de confort sera prescrit, et le chat aura oublié ces biens mauvais

moments.



LE STRESS CHEZ LES ANIMAUX


STRESS du latin STRINGERE signifie ÉTREINDRE, serrer, lier, voire

même étouffer, oppresser.

Ces attitudes « physiques » entraînent angoisse, sentiment de détresse

qui « étreint » le cœur, l’âme.

DÉTRESSE : sentiment d’abandon, de solitude, d’impuissance que l’on

éprouve dans une situation poignante (élevage industriel, transport, abattage...)

Le mot « stress » existe en anglais dès le 17e

une tension... qu’on rapproche de la déformation des métaux (Strain).

Il faut attendre les années 50 pour que Hans SELYE devienne le père du

STRESS : état se traduisant par un syndrome spécifique à tous les changements

non spécifiques ainsi induits dans un système biologique.

Aujourd’hui, des découvertes en neuroendocrinologie et en immunologie

mettent ce concept à l’ordre du jour dans toutes les réunions médicales. On

- A l’augmentation du nombre des disciplines biologiques étudiant le stress,

- A la reconnaissance du concept de stress à tous les niveaux d’organisation

de l’écosystème au niveau moléculaire,

- A l’évolution des mécanismes physiologiques relatifs au stress sur plus de

400 millions d’années.

Le STRESS touche toutes les espèces animales – donc intéresse l’agriculture et

les animaux de compagnie.

 siècle : pression, charge produisant

- A des comportements agressifs (ce qui rend difficile la manipulation des

animaux stressés),

- A des pertes de poids,

- A une sensibilité aux infections (ce qui explique que plus de 80 % des

animaux d’élevage reçoivent des antibiotiques dans leur ration).

Certaines sociétés recherchent des traitements novateurs pour soulager ces

troubles secondaires dus au stress :

La fièvre des transports qui affecte les bestiaux en transit fait perdre

un milliard de dollars par an aux éleveurs canadiens et américains.

Walter CANNON (1914)

Le système sympathico-médullo-surrénalien (notamment la

sécrétion de l’adrénaline et de la noradrenaline) est nécessaire pour

faire face à des perturbations physiques et physiologiques.

Hans SELYE (1932)

reconnaît le rôle important du système cortico-surrénalien

(notamment la sécrétion des glucocorticoïdes) dans la réponse du

MASON en 1971 intègre la dimension émotionnelle de l’état de

La définition de l’état de stress, la plus souvent citée chez l’animal est

le «  résultat  de  la  sollicitation  exagérée  des  capacités  d’ajustement

comportemental et physiologique de l’animal ».

Cette définition ne fait toujours pas référence à l’état mental ou physiologique

de l’animal, de manière explicite.

Plus un animal se sent menacé par rapport au bon fonctionnement de son

corps (impossibilité de se coucher et de se tourner, problèmes de soif, de faim,

de douleur...) et de son équilibre mental (contexte social inadapté, problèmes

de peur, de frustration de sur ou sous-stimulation par l’environnement...), plus

Certes, nous ne pouvons qu’estimer l’état psychologique de l’animal à l’aide de

mesures physiologiques et comportementales, car nous manquons d’indicateurs

En fonction de l’origine du stress, différentes mesures peuvent être choisies. Les

mesures comportementales concernent généralement les réponses d’adaptation

à la situation (fuite, agression, immobilisation, exploration...).

Concernant la physiologie, les taux sanguins de cortisol, principal

glucocorticoïde chez de nombreuses espèces, sont souvent utilisés, car ils

augmentent, suite à l’application de facteurs de stress tous différents.

L’activité du système nerveux autonome

est une autre mesure couramment utilisée : activité cardiaque, dosage de

l’adrénaline et de la noradrénaline dans le sang, cortisolémie... mais sur

le terrain, ces mesures sont difficiles, d’autant plus qu’on les retrouve lors

d’activité physique ou de vigilance accrues.

Il faut savoir que l’état de stress d’un animal dépend, non pas de la

situation, mais de son évaluation de la situation.

Chaque individu est forgé de manière unique par son patrimoine génétique et

son expérience antérieure.

Donc, l’état de stress d’un animal est une expérience individuelle et

subjective. Ce que nous devons apprécier, c’est sa réactivité au stress.

POURQUOI est-il si important de mieux comprendre le comportement des

animaux d’élevage ?

POURQUOI est-il si important de lutter contre les troubles qu’entraîne le

- Parce qu’il faut optimiser les performances techniques,

- Parce que le consommateur doit pouvoir acheter les meilleurs produits.

« UNE VACHE QUI N’EST PAS STRESSÉE DONNE UN MEILLEUR

LAIT... ET CE MEILLEUR LAIT DONNE LE MEILLEUR

Vu et entendu à la TV.

La réussite de l’élevage tient à un équilibre entre plusieurs paramètres auxquels

l’animal doit s’adapter : la vie en communauté, les bâtiments, l’alimentation, le

microbisme, l’éleveur. Or, plusieurs éléments peuvent perturber cet équilibre :

sevrage, surpeuplement, bagarres, manipulations, bruits, soins, changement des

systèmes d’abreuvement ou d’alimentation, température ambiante.

Le « bon éleveur » doit détecter l’état de stress dans tout changement de

comportement car, en l’absence d’intervention, le stress devient « chronique »,

et l’animal ne parvient plus à s’adapter seul. Les performances zoologiques se

dégradent et la maladie survient.

Bien sûr, la première approche est le respect des normes zootechniques

classiques. Mais, qui peut dire que cette truie-là a besoin d’une semaine pour

s’adapter à la maternité, et telle autre a besoin de deux semaines ? Là intervient

l’individualisation de l’animal. Plus on cumule les facteurs nouveaux, et

plus le stress risque d’être important, et sa maîtrise passe par une meilleure

connaissance du comportement dans toutes les situations possibles.

Quand un éleveur entre dans un poulailler, il sait qu’il doit prévenir les poules,

siffler, parler, claquer dans ses mains.... Elles doivent le reconnaître, car toute

présence étrangère peut provoquer un stress qui agira sur la poule, la qualité des

coquilles ou de la chair... (les poulets canadiens destinés à la consommation ne

passent plus leur temps dans des cages, ils conservent leur bec, boivent de l’eau

fraîche, écoutent de la musique... et sont les meilleurs du monde !)

Nos médias ont beaucoup parlé du transport des animaux : camions vétustes

et surchargés, longs trajets sans eau, quelles que soient les conditions

atmosphériques. Pour la plupart d’entre eux, ce transport constitue une

expérience nouvelle. D’importants changements relatifs aux paramètres

endocriniens, enzymatiques et métaboliques, ainsi qu’aux électrolytes, à la

thermorégulation et à l’hydratation peuvent donc survenir. Chez un animal, ces

changements physiologiques peuvent avoir un effet négatif sur le poids vif et sur

la qualité même de la viande.

Il est indispensable de surveiller la densité du chargement, le mélange des

animaux,, la température ambiante, l’humidité... (cf CHARTE ou MANIFESTE

POUR LES ANIMAUX DE FERME).

Certains traitements nutritionnels ont été appliqués de manière préventive

ou comme reconstituant, pour modifier la réponse de l’animal au stress du

ET POURQUOI PAS L’HOMEOPATHIE ?


Chez les chevaux de course, GELSEMIUM 15 CH est utilisé presque

systématiquement pour tous les déplacements. Si l’animal salive, on lui associe

PETROLEUM 5 CH.

Un laboratoire irlandais TRIDELTA développe actuellement un réactif pour

mesurer le stress des animaux dans le sang. Il faut doser l’amyloïde A sérique,

la protéine C réactive P et l’hapto-globine... dont les taux s’élèvent très

rapidement en cas de stress... Ne serait-il pas mieux d’apprendre à respecter les

animaux ? A suivre !

De toute façon, il est facile de reconnaître un animal stressé et plus encore pour

un homéopathe qui se doit d’ajuster médicament et symptomatologie.

Combien en ai-je vu en 40 ans... des vaches, des cochons, des chevaux, des

chiens... Il suffit de regarder le poil, les babines, les ailes du nez, les yeux...

Comment oublier l’odeur d’un animal stressé ?

Voici un article très sérieux publié par une revue vétérinaire norvégienne... et

Le regard bovin renseigne sur le stress

Comment  savoir  si  une  vache  se  sent  bien  ?  C’est  très  simple.  Il  suffit  de  la

regarder droit dans les yeux.

Une  équipe  de  chercheurs  norvégiens  vient  de  publier  une  étude  affirmant

que  plus  une  vache  est  stressée  et  plus  le  blanc  de  ses  yeux  devient  visible.

Eleveurs  et  inspecteurs  vétérinaires  pourraient  utiliser  cette  caractéristique

physiologique comme mesure du bien-être et/ou du stress du bétail.

Agnete  Sandem  et  ses  collègues  de  l’Université  d’Agriculture  d’As  ont  donné

à  un  groupe  de  12  vaches  rouges  norvégiennes  une  boite  d’herbe  fraîche  et

proposé  à  12  autres  une  boite  similaire  comportant  un  couvercle  perforé,

dispositif les empêchant de s’alimenter avec l’herbe, qu’elles pouvaient toutefois

voir  et  sentir.  Les  réactions  des  animaux  ont  ensuite  été  enregistrées  sur

vidéo.  La  surface  moyenne  du  blanc  de  l’œil  des  animaux  du  groupe  frustré

–  y  compris  les  animaux  ne  montrant  pas  d’autres  signes  de  stress  –  devient

deux  fois  plus  importante  que  celle  du  groupe  de  référence.  Les  chercheurs

supposent que les vaches pourraient ouvrir plus grands leurs yeux afin de capter

des informations visuelles supplémentaires qui puissent être susceptibles de les

aider à régler cette situation problématique.

Le  fait  d’avoir  trouvé  un  indicateur  simple  du  stress  enduré  est  important.

Certains  producteurs laitiers font  du  bien-être  de leur  bétail  une  priorité,  des

bovins  peu  soumis  au  stress  s’avérant  plus  productifs.  De  plus  amples  études

sont  désormais  nécessaires  avant  que  de  telles  découvertes  puissent  être

exploitées  par  la  filière  laitière.  Pour  l’heure,  seules  des  mesures  concernant

le  taux  de  globules  blancs,  le  taux  de  cortisol,  le  rythme  cardiaque  et  la

déshydratation sont utilisées pour contrôler le stress. Mais ces tests sont délicats

et  lents  à  mettre  en  œuvre  et  une  technique  de  mesure  plus  simple  pourrait

rendre le contrôle plus accessible.

Tous les animaux sont stressés : dans les étables, dans nos appartements, dans

les zoos et dans les forêts, dans les volières et dans les aquariums.

LES POISSONS communiquent, perçoivent, souffrent... quand on les touche,

quand on les poursuit, quand on leur impose trop de bruit ou de lumière... ils

se plaignent, produisent des bruits... peut-être des « mots de douleur »... Leur

système nerveux présente les mêmes récepteurs à la douleur que les nôtres,

aussi ressentent-ils la peur, le stress, tandis que leur fréquence cardiaque et leur

rythme respiratoire augmentent, et qu’une décharge d’adrénaline est libérée.

Que penser alors de la pêche au filet qui les écrase, les déchire, les broie...

En fait, tous les êtres vivants connaissent le stress... donc les plantes, les arbres

ne sont pas épargnés... Des chercheurs de l’INRA étudient comment les plantes

réagissent aux stress imposés par la pollution et les carences minérales, par la

mise en évidence des ensembles de gênes dont l’expression varie en réponse à ces modifications.

Quand Jacqueline BARBENCEY redoutait que ses plantes soient stressées par

ses absences, elle leur donnait quelques granules d’Ambra grisea 15 CH...

Je suis sortie de l’École Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort... en 40 ans

dont plus de 30 en clientèle, je pense avoir traité tous les types d’animaux :

mammifères, oiseaux, reptiles, poissons... animaux à plumes, à poils, à écailles,

animaux à sang chaud ou à sang froid... animaux d’élevage, animaux sauvages,

animaux de compagnie... Combien étaient stressés... un peu... beaucoup...

intensément... Combien ont absorbé des granules homéopathiques ? Combien

ont été soulagés... parfois même guéris ?

Le stress c’est peut-être une maladie comme toutes les autres... donc, il faut

interroger, toucher, sentir, regarder... et surtout COMPRENDRE.


Dr JACQUELINE PEKER 



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Bienfaits et vertus de la Mélisse (melissa officinalis) chez les animaux

Les vertus médicinales de cette plante sont connues depuis plus de 2000 ans : Diosicorde , Avicenne, Hidegarde de Bingen, Paraclèse...la recommandaient dans leurs traités médicaux pour ses propriétés médicinales.
Richelieu, Louis XIV et la Cour du roi l'utilisaient pour soigner les migraines et les malaises nerveux... en buvant l'eau des Carmes, breuvage mis au point par des religieux et qui est encore commercialisé.
De plus, elle entre dans la composition d'une liqueur: La Bénédictine.

C'est une plante vivace, très rustique qui pousse facilement dans les jardins. L'odeur de ses feuilles est âcre et rappelle la citronnelle.


La feuille de Mélisse peut être utilisée :

  • fraîche sous forme de tisanes : environ de 1 à 5 grammes pour une tasse.
  • sous de gélules de poudre cryobroyée.
  • sous forme de liquide : Extraits de Plantes fraîches Standardisés ou EPS.

1)-Indications humaines :

Elles sont nombreuses et variées :

-troubles mineurs de l'humeur ( anxiété,hystérie, mélancolie) troubles du sommeil du sommeil. Elle peut être associée à la Valériane.
-troubles digestifs notamment tels brûlures de l'estomac-acidité, ballonnements,lenteur de la digestion,éructations,flatulence.., coliques de l'enfant ( en association avec la Camomille allemande et le Fenouil).
Dans les inflammations de l'intestin, elle peut être associée au Curcuma.
-hypertension, palpitations cardiaques avec l'Aubépine
règles douloureuses : en association avec Maca.
-catarrhe bronchique chronique avec le Plantain.
Bourdonnements d'oreille : en association avec Ginkgo bilboa
-herpès (labial), zona avec la Pensée sauvage.


Dans les troubles digestifs il est conseillé de prendre cette plante après chaque repas ( par ex. une cuillère à café d'EPS, 2 fois/jour).
Dans les troubles du sommeil,la prendre plutôt le soir au coucher.

La Mélisse n'a pas d'effets secondaires. Son emploi reste très sécuritaire.
Il n'a pas d'accoutumance à cette plante. Cependant, il est préférable d'en consommer durant 3 semaines avec un arrêt d'une semaine et renouveler le traitement.

2)- Indications vétérinaires :

+les carnivores :


Mon confrère Pierre May qualifie la Mélisse comme étant le « Spasfon des plantes » , ce qui peut résumer ses propriétés contre les spasmes de toute nature de l'organisme qu'ils soient digestif, respiratoire et urinaire....

Elle permet de traiter les gastrites, les cholécystites vésiculaires, la Maladie Inflammatoire Chronique de l'Intestin ou MICI ou autres colopathies.
Elle peut être associée au Curcuma et la Réglisse pour leurs propriétés anti inflammatoires, notamment dans le traitement des ulcères de l'estomac.
Elle sera associée à l'Artichaut en cas de troubles du transit : alternance de constipation et diarrhée.


b)-Sédative du système nerveux :

Cette propriété peut être mise à profit aussi bien chez le jeune animal que l'animal âgé.
Cela va permettre de soigner aussi bien l'anxiété de séparation et les troubles d'apprentissage du jeune chien que les troubles cognitifs du vieux chien. Elle sera prescrite en complément de Passiflore (anxiolytique, sédatif...) du Ginkgo ( dépression, perte de repère...).

Ma consœur Céline Moussour conseille de donner de la Mélisse dans les diarrhées dues à des stress, notamment chez le chat ainsi que les diarrhées chroniques des carnivores.

Présentations :

-En tisanes :
  • «Dans 50 ml d'eau bouillante, faire infuser 2 cuillères à soupe de feuilles de mélisse séchées, pendant 10 minutes à couvert. Laisser refroidir et filtrer. La tisane se conserve sous couvert du froid une journée. Pour un chat donner 1 à 2 ml, une à trois pare jour. Pour un chien, donner 1 à 5 ml une à trois par jour » ( Dr Céline Moussour).

-En gélules :
Les Arko- gélules, dosées à 275 mg peuvent être prescrites pour les chiens de plus de 30 kg.

-En Extraits de Plantes fraiches Standardisés (EPS) :
La posologie est d'un ml pour 5 kg avec un un maximum de 5 ml pour les gros chiens. Toutefois, cette posologie peut être augmentée sans problème. Aucune contre indication n'est connue à ce jour, sauf avec l'emploi simultané de barbituriques où il peut y avoir un phénomène de potentialisation.

+Autres espèces :


-CHEVAL : mon confrère le Dr Gilles Danière conseille la Mélisse en EPS dans les troubles digestifs du cheval( 1 à 2 cuillères à café par jour).
-LAPINS ET FURETS :Ma consoeur le Dr Véronique Mentré la conseille dans les problèmes de transit du lapin (Cunipic intestinal ND) et dans les gastriques de stress du furet : 0,3 ml à 1 ml de la tisane, une à trois fois par jour selon le poids.

Conclusion :

La Mélisse présente de nombreuses indications thérapeutiques. Elle doit figurer en bonne place dans l'armoire à pharmacie du phytothérapeute aussi bien pour un usage humain que vétérinaire.
Elle existe aussi en huile essentielle : elle aurait des propriétés calmantes et assainissantes de l’atmosphère. Son emploi est cependant plus limité à cause de quelques contre indications à bien connaitre comme pour tout usage des huiles essentielles.







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Thymus et Thymuline

1)-Le Thymus :

D'après Gallien et les grecs , le thymus était l'organe dans lequel se trouvait l'esprit et l'âme. En effet ce mot vient du grec thumia, de thumos, coeur, affectivité, relatif à la passion... (12).
En boucherie, c'est un abat appelé « ris » qui peut être de veau, d'agneau ou de chevreau car il est surtout développé chez les jeunes animaux.
Il est situé à l'entrée de la poitrine, près du sternum et de la trachée.


Son rôle :


C'est un organe lymphoïde spécialisé dans la maturation des prothymocytes d'origine médullaire en lymphocytes T, variété de globules blancs jouant un rôle important dans la réponse immunitaire de l'organisme.
Cette maturation des prothymocytes en lymphocytes T s’effectue pendant la migration des cellules de la périphérie (cortex) vers le centre (médulla) de l'organe et sous l’influence de deux hormones synthétisées par le thymus, la Thymopoïètine et la Thymuline.
Le thymus s'atrophie et son tissu lymphoïde va laisser place à des tissus conjonctif et adipeux. Il persiste à l'état « de vestige » (1).
Des infections répétées ou sévères peuvent entraîner une atrophie prématuré du thymus, notamment chez le chat en cas d'infection par le virus Felv ou chez le chien en cas de maladie de Carré, ainsi qu'en cas de sous nutrition.
L'oligo élément Zinc est nécessaire au bout fonctionnement du Thymus (11). Il a aussi  été prouvé que les vitamines C et E augmentent, in vitro, les réponses des lymphocytes T(8).
 Pour un chat, la posologie journalière de Zinc est 10 mg , pour la vitamine C 100mg 2 fois/jour et la Vit E 50 UI 2 fois/jour. 
La production de Thymuline est sous la dépendance de mécanismes de régulation complexes, faisant intervenir notamment des influences hormonales. Ainsi, in vitro et in vivo, les hormones thyroïdiennes et les stéroïdes sexuels stimulent la production de Thymuline par l'épithélium thymique. Des arguments indirects suggèrent que les hormones hypophysaires jouent également un rôle dans cette régulation (13).

Le thymus joue  un rôle très important chez le chiot et le chaton . Il va permettre au jeune animal de se défendre contre les maladies virales que se soit la maladie de Carré, la parvovirose, la leucose féline, le syndrome d'immunodéficience féline (FIV), la péritonite infectieuse féline (PIF)....

Dans une étude portant sur 500 cas de Péritonite Infectieuse Féline,  Irène de Villers, homéopathe et Dr en immunologie, affirme que dans la PIF, il faut soigner avant tout le thymus, si l'on veut avoir une chance de guérison. Cet argument est d'ailleurs partagé par ma consœur le Dr Bernadette Bresard, vétérinaire (également Dr en médecine et Dr en sciences).(6-23).
" Les recherches de cette année (2014) confirment à nouveau le rôle crucial du thymus pour prévenir ou surmonter la PIF. Je le sais depuis fort longtemps, aussi il est agréable de voir que les dernières recherches le confirment elles aussi. Pour bien le comprendre, regarder les photos (histologie)du thymus avant/après ((après, perte de 90% du tissu fonctionnel et dégénérescence graisseuse ). Pour récupérer de la PIF on doit d' abord restaurer la santé du thymus. Et après le passage des stéroïdes, c'est une ÉNORME restauration qui est à entreprendre!"(13).
Dans cette maladie, le Dr de Villers (13-15) immunologiste, est aussi opposée à la cortico-thérapie qui serait responsable d'une atrophie de cet organe et donc indirectement de la mort de l'animal. Cet argument est aussi partagé par Takano et par le serbe  Bjelakovic (2).

Les tumeurs, thymomes, sont rares mais spécifiques : Le thymome est une maladie qui touche préférentiellement les chiens de grande race, les femelles et les individus âgés. Des prédispositions raciales existent. Ainsi, le berger allemand et le labrador retriever représenteraient chacun 28 % des cas de thymome canin .Plus de 40 % des chiens atteints d’un thymome développent une myasthénie grave (5-9).


2)-La Thymuline  :


C'est Jean François Bach, médecin biologiste, qui fut le premier à démontrer l'existence d'une hormone produite par l’épithélium thymique : la Thymuline.
Ce chercheur de l'Inserm s'intéressa particulièrement aux lymphocytes T et leur rôle dans l'immunité.
Dans les années 1980, il prouve l'existencede cellules T « régulatrices » dans le contrôle de la reconnaissance du soi (l’auto-immunité). Il ouvre alors des voies nouvelles dans le traitement des maladies auto-immunes humaines comme la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde,la maladie de Crohn et certaines formes de diabète.
L'efficacité de la Thymuline en dilutions homéopathiques a été démontrée par les travaux du Pr Madeleine Bastide, immunologiste (3) et du Dr René Halm (4), travaux qui furent repris par le Groupe International de Recherche sur l’Infinitésimal  (GIRI).


La Thymuline en homéopathie :



En homéopathie, la  Thymuline est utilisée en dilutions d'organothérapie dilué  dynamisé (14).
 Les recherches ont démontré que les dilutions les plus efficaces seraient de 7 CH et de 9 CH.
Il faut éviter les basses et hautes dilutions qui pourraient agir de façon contraire !
ll est préférable d'ailleurs de commencer le traitement par de la Thymuline en 5 CH ou 7 CH :
Dans les cas aigus, la Thymuline serait prescrite en 5 CH ou 7 CH à raison de 2 prises par jour.
Dans le chronique ou en prévention, elle sera donner en doses hebdomadaires de 9 CH.


Ses indications :



La Thymuline est particulièrement à indiquer chez le chaton et le chiot qui ont encore un thymus très fonctionnel, notamment avant 6 mois chez le chat et avant 6 mois et jusqu'à un an chez le chien selon la race.
Elle va contribuer à la maturation et à la différenciation des divers types de lymphocytes T.
Certains types de lymphocytes T vont attaquer le « non soi », c'est à dire contribuer à la destructions des éléments étrangers à l'organisme (bactéries, virus...) et d'autres protégeront le « soi » en évitant la destruction de l'organisme par lui même.


a)-les maladies virales :

-chat : Felv, FIV, PIF...
-chien : maladie de Carré, parvovirose ...


b)-les maladies auto-immunes :

 atopie, asthme (10)


Conclusion :


Le thymus est une glande essentielle à la maturation du système immunitaire. il contribue au développement des lymphocytes T, cellules de garde participant aux réactions immunitaires. Malheureusement , le thymus s'atrophie au cours du vieillissement, et la production des cellules de défense décline graduellement rendant l'organisme plus vulnérable à diverses affections.
Au cours du vieillissement, la taille et l'activité du thymus régressent graduellement . Le poids de l'organe diminue des 2/3 et le contenu lymphocytaire de 90%.
Cette diminution reflète bien la détérioration de la compétence du système immunitaire observés chez les personnes ou les animaux âgés (7).

Bibliographie :

(1)-Organisation du système immunitaire félin Thèse de doctorat de Emilie Pailloux
Année 2006 n° 85.
www2.vetagro-sup.fr/bib/fondoc/th_sout/dl.php?file=2006lyon085

(2)-Preuves de la destruction du thymus par les corticoïdes :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed?term=thymus%20target%20Bjelakovic
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19343474

(3)-Résultats sur la recherche avec thymuline. Cahiers du groupement. Hahnemannien du Dr Schmidt2006; 43: 75-93. 171-. Bastide M. Interpretative theories
http://www.entretiens-internationaux.mc/medias/pdf/P-Madeleine-Bastide-Homeopathie.pdf

(4)- Dr RP Halm - unconventional-medicine.com
http://www.unconventional-medicine.com/halm.htm

(5)-la myasthenie grave acquise du chien et du chat - Thèses …
theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=150

(6)- Dr Bernadette Bresard : Références à propos de la péritonite infectieuse ... - Bioveto
bioveto.blog.fr/.../references-a-propos-de-la-peritonite-infectieuse-feline-
               

(7)-L'importance du thymus dans l'immunité - Cosmigraf.com
www.cosmigraf.com/biocellsomega/french/bullfr.html

(8)-Des nutriments pour renforcer le système immunitaire et ...
ww w.nutranews.org/sujet.pl?id=354

(9)- Thymomes chez le chien et le chat : Le point Vétérinaire n° 347 du 01/07/2014
TUMEURS MÉDIASTINALES Auteurs : Florent Carette, Guillaume Ragetly, Laurent Cauzinille
(Centre hospitalier vétérinaire Frégis ).
Origine et approche diagnostique du thymome chez le chien et le chat
  • Traitement des thymomes chez le chien et le chat
  • Le thymome chez le lapin
  • Fiche de synthèse
(10)-L'asthme félin : approche d'un traitement homéopathique
www.vetup.com/articles.../102.../436-asthme-felin-chat-homeopathie

(11)- Les Carences nutritionnelles dans les pays en voie de ...
books.google.fr/books?isbn=2865372359
D. Lemonnier, ‎Yves Ingenbleek -

 (12)- Thym(o) - BioTop
georges.dolisi.free.fr/Terminologie/T/thymo.htm
-Titre : Comptes rendus de l'Académie des sciences ... - Gallica
 gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56752048/texteBrut

(13)-FELINE INFECTIOUS PERITONITIS ... FIP - Angelfire
www.angelfire.com/fl/furryboots/fip.html
(14)-L'organothérapie - Arnaud Veto
arnaudveto.blogspot.com/2012_06_01_archive.html

(15) -Site Facebook : PAIF : Péritonite Auto Immune Féline dite "pif": traitement du Dr de Villers  :où acheter les médicaments.








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Dermatologie et homéopathie


Les affections dermatologiques tiennent une place importante dans la médecine vétérinaire.
Elles constituent le deuxième motif de consultation chez le vétérinaire.
Elle peuvent être d'origine très diverse : parasitaire, d'origine endocrinienne ou d'origine auto -immune....
A chacune de ces pathologies, des traitements spécifiques existent.
La dermatologie vétérinaire nécessite un examen approfondi non seulement du pelage mais de l'état général de l'animal. L'homéopathie qui est avant tout une médecine d'observation répond bien à ces exigences....
Les lésions cutanées sont souvent le témoignage d'une réaction générale de l'organisme, une sorte d'avertissement d'un dysfonctionnement interne....
La tentation est grande de les faire disparaître par un traitement symptomatique sans connaître leurs raisons de leur apparition....
Il ne faut pas s'étonner alors que des rechutes surviennent ou bien que le «  mal » se déplace vers un autre organe . Ainsi dans l'atopie, l'asthme va remplacer alors l'eczéma ....La maladie est déplacée vers un autre organe, un autre «  émonctoire » de l'organisme

Quelques notions de base en homéopathie :

Pour bien réaliser un bon traitement , il est bon de connaître quelques éléments importants en homéopathie : la diathèse, les constituions homéopathiques et le type sensible.

1)- la diathèse :


Le premier paramètre est la diathèse : "elle regroupe un ensemble d'individus qui tous ont un destin pathologique analogue, des modes réactionnels semblables..., ils réagiront d'une manière analogue...".
 Il s'agit de :

- la Psore  :
Ces principales caractéristiques sont :
-affection le plus souvent chronique.
-prurit
-mauvaise odeur de la peau.
Cet état peut s'expliquer par une hérédité de type allergique, la sédentarité , la surconsommation alimentaire, les stress répétées...
La psore comporte 3 stades : latente, explosive et décompensé qui font appel à des médicaments homéopathiques différents (Sulfur, Psorinum...).

-le Sycose   :
Elle est due à intoxication lente et progressive du système réticulo endothélial , aboutissant à un vieillissement prématuré et à la fabrication de tumeurs non cancéreuses .
Elle se traduit par une imbibition générale des tissus avec rétention d'eau et un catarrhe chronique des muqueuses. Le plus connu est Thuya.
Les causes sont les vaccinations répétées, la chimiothérapie, les hormones...
La peau est le siège de proliférations cellulaires bénignes (verrues, lipomes, cicatrice chéloïde...).
Les eczémas sont chroniques, humides et suintants.

-la Luèse:
 Elle se traduit par une désorganisation de l'organisme avec ulcère et sclérose .
Les lésions vont d'une simple érosion à l'escarre. La sclérose suit et accompagne l'induration.
La présence d'une staphyloccocie et d'une dépigmentation sont partie aussi de la luèse.
Les médicaments correspondants sont Mercurius sol., Kalium bi., Luésinum
-le Tuberculisme :
Il se traduit par par une instabilité neuro végétative avec accélération du catabolisme (destruction cellulaire et déminéralisation).
Au niveau cutané, les éruptions peuvent s'installer rapidement soit prurigineuse (urticaire) soit suppurative (acné). Leur évolution est souvent paradoxale, s'aggravant ou s'améliorant sans cause apparente.
Les médicaments correspondants sont Natrum muriaticum , tuberculinum...
.

2)-
Les constitutions  homéopathiques :


C'est l'ensemble morphologique-physiologique d'un animal.
Des pathologies peuvent en découler  en fonction de la constitution :
Classiquement elles sont au nombre de 4 :
- la constitution sulfurique ou normoligne :
Taille moyenne, aspect harmonieux, équilibré, sujet à  des phénomènes de congestion et de suppuration, caractère irritable : le Fox, le Caniche, le chat européen...
-la constitution carbonique ou breviligne :
Stature large, membres forts , sujet à l'obésité, sclérose,à de l'arthrose : le  Labrador, le Dalmatien, le Chartreux...
-la constitution phosphorique :
Longiligne, jambes longues et fines , appétit capricieux , sujet aux amaigrissements, déminéralisation, problèmes respiratoires... : les Lévriers, les chats Abyssien et Siamois.....
-la constitution fluorique ou dystrophique :
Elle est très souvent mixte : sulfuro-carbonique..., tendance aux indurations, fibromes chéloïdes, kystes...le fluorique est un dystrophique  dysharmonique avec des membres tordus, de mauvais aplombs ...
Ex. les Teckels et Pékinois, les chats Persans....

3)- le type sensible :

Le type sensible et les remèdes du type sensible sont nés de l’observation minutieuse des animaux comme cela d’ailleurs été pratiqué chez l’homme. Quelques uns, fruits de mon expérience homéopathique seront décrits  ici :

Pulsatilla :

Très souvent rencontré chez les carnivores. Le type Pulsatille est un type instable, souvent décrit en médecine humaine comme étant ‘’ La blonde aux yeux bleus’’ qui ne tient pas en place et qui a l’humeur changeante et capricieuse ! Grande frilosité, tendance à l’ inflammation des muqueuses associé à une insuffisance chronique du tube digestif. Souvent ,hypo thyroïdien, surrénalien, ovarien.
Ce type est souvent retrouvé chez les Setters et Labradors Très bon médicament des troubles de comportement des lactations nerveuses où la chienne ,mal dans sa peau ne tient pas en place…

Ignatia :

Plus rencontré chez les femelles qui présentent un caractère triste, taciturne, mais facilement irritable, n’aimant pas changer ses habitudes, parfois constipé, et pouvant présenter des spasmes variés (toux)
Beaucoup de Teckels évoquent cette pathogénèsie. Très bon médicament pour les lactations nerveuses où la chienne recherche les placards pour s’isoler et ne veut pas être déranger; D’après ma consœur J. Peker : « Ignatia est probablement le plus grand remède de notre médecine vétérinaire »; Il peut être donner en très hautes dilutions (10000 à 50000 k ).

Sulfur :

Sujet souvent hargneux,, irritable, querelleux, glouton, avide de sucreries, intolérant à la chaleur a horreur de l’eau avec souvent une peau à problèmes , présentant des inflammations des orifices naturels (anus, yeux, pavillon de l’oreille…); Sujet ’’auto intoxiqué, psorique’’…Bon remède des maladies infectieuses aiguës et de l’eczéma..Il stimule l’élimination des toxines .
Ces pathologies sont souvent rencontrées chez le Fox, le Loulou, de Poméranie le Chow Chow.
Pour éviter le choc ou les explosions suite à la prescription de Sulfur ,commencer par des basses dilutions ou passer par Psorinum (le soufre "refroidi") ou éventuellement le prescrire en échelle (doses croissantes ).

Graphites :

Sujet gras,mou, souvent constipé, ayant tendance à avoir des eczémas suppurés et souvent hypo thyroïdien et génital.
Utilisé dans le traitement des suppurations cutanées, des fissures (moins bon que Petroleum ) et des chéloïdes (tissus cicatriciels épaissies )
Ces pathologies sont fréquentes chez les Terre-Neuve, les St Bernard .

Thuya :

Sujet fort, corpulent, nerveux, irritable, présentant une inflammation chronique des muqueuses ou de la peau , des néoformations (verrues, polypes , tumeurs ) sensible aux vaccinations.
Les indications cliniques sont multiples de le cadre de la sycose (dégradation de l’organisme ) Traitement des verrues, des tumeurs, mauvaises suites vaccinales..
Le Boxer est le parfait exemple et éventuellement le Danois.

Cette liste n’est pas limitative et peut être complétée par l’expérience homéopathique de chacun…Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que la prescription homéopathique est avant tout une prescription individuelle et que chaque sujet est différent et donc aura un traitement personnalisé, mais il faut bien reconnaître aussi que l’on retrouve des dominantes pathologiques en fonction de la race.


Le traitement :

Il comporte 3 volets :

1)-Le traitement du terrain :

Il faut déjà prendre en considération les 3 paramètres précédents afin de réaliser un traitement de fond.
Les médicaments homéopathiques correspondants peuvent être alors prescrits en haute dilution (15,30 CH) une ou plusieurs fois/mois en cas de similitude entre la clinique et la pathogénésie de ces médicaments de terrain.
Cependant, il faut rester très prudent avec Sulfur, médicament psorique, et ne jamais utiliser de hautes dilutions en début de traitement car il pourrait se produire une violente aggravation.

2)-Le drainage :

Il vient compléter ce traitement en activant les émonctoires (foie, reins) et va permettre à l'organisme de se débarrasser de ses toxines.Il faut cependant s'assurer que ces organes fonctionnent bien car l'effet serait le contraire...
La phytothérapie peut être prescrite en TM ou EPS comme Taraxacum et Cynara pour un drainage hépatique, Solidago pour les reins, Lappa major pour l'impétigo, Viola tricolor pour le prurit...
La gemmothérapie peut compléter ces traitements comme Ribes Nigrum Bg 1 DH anti inflammatoire général, Ulmus campestis Bg 1DH pour traiter les éruptions suintantes, Cedrus libani Bg 1 DH pour les éruptions sèches....
La lithothérapie déchélatrice avec Pyrolusite DH 8, anti allergique universel, le Soufre natif DH 8, détoxifiant....

3)-Letraitement symptomatique :

Il vient épauler les 2 traitements précédents.
Ils sont habituellement prescrits en basse dilution (5 CH) ou moyenne (7 ou 9) et seront donnés une ou plusieurs fois/jour.
Les médicaments du prurit sont nombreux mais cependant différents dans leur modalité.
Il faudra rechercher si la pathologie est aggravée ou améliorée par la chaleur, le froid, par le grattage, la nuit..

-Dermatites érythémateuses :

Belladonna : peau rouge,chaude, pruriante, notamment les oreilles et l'abdomen.
Apis mellifica : peau infiltrée en placards comme des piqûres de guêpe, amélioré par des applications d'eau froide.
Urtica uriens : peau brûlante,brûlures du 1er degré, prurit aggravé par le sommeil.
Tarentula hispanica : prurit intense avec peu de lésions, sujet agité. Aggravation par temps humide et froid.  


-Dermatites vésiculeuses :

Rhus toxicodendron : peau rouge très prurigineuse avec éruptions de petites vésicules
Cantharis : éruptions vésiculaires ressemblant à celle d'une brûlure. Souvent associé à une cystite ou de l'excitation sexuelle.

-Dermatite suintantes  et croûteuses :

Graphites : liquide épais jaunâtre et visqueux se transformant en croûtes écailleuses.
Mezereum : liquide épais jaunâtre, purulent.
Staphysagria : suintements irritants avec croûtes épaisses, calmées par le grattage mais qui réapparaissent à un autre endroit...

-Dermatoses squameuses :

Arsenicum album : desquamations fines , aspect de farine.
Natrum sulfuricum : de petites croûtes transparentes., prurit important.
Berberis vulgaris : dermatoses circulaires, aspect de mycose.

-Dermatoses fissuraires et ulcératives :

Petroleum : crevasses et fissures de la peau, surtout en hiver et par temps froid.
Nitricum acidum : remède des ulcérations dont le fond saigne
Antimonium crudum : épaississements cornés indurés et douloureux au niveau des coudes, jarrets...

Quelques dernières notions à savoir :

Toute l'homéopathie repose sur le principe de la loi de similitude :
Pour guérir un organisme malade,il faut rechercher la substance qui est capable de provoquer des symptômes identiques chez un sujet en bonne santé. Tout cela est exposé dans la matière médicale (les pathogénésies).
L'individualisation des cas est indispensable pour avoir une bonne efficacité thérapeutique.
L'homéopathie soigne plus le malade que la maladie.
Enfin c'est une médecine économique mais nécessite une longue formation qui décourage encore trop de vétérinaires. Cependant, il y a une demande importante des clients....












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Les stomatites félines


Les stomatites félines

(http://catpapattes.com/stomatito-gingivite-chez-un-chat/)











Les stomatites sont une inflammation de la cavité buccale.
Leurs causes sont multiples soit d'origine locale ou la conséquence d'une maladie grave.

1)-cause locale :

-La maladie parodontale :

C'est la plus fréquente des affections buccales.
Elle est  due au développement et à l'accumulation de la plaque dentaire bactérienne qui se dépose naturellement sur les dents » (Pr Moraillon).
Le premier stade est la gingivite, c'est à dire une inflammation des gencives. A ce stade les lésions sont réversibles.
La parodontite : L'attache de la gencive sur l'os n'existe plus  et il y a la formation d'une poche parodontale.
Les dents bougent et les lésions deviennent irréversibles.

-Causes accidentelles : corps étranger (arête de poisson, herbe...)

-Cause tumorale : Epithéliomas, fibrosarcomes essentiellement.


2)-conséquence d'une maladie générale :

-Virale :

Calcivirose, le syndrome d'immunodéficience acquise dénommé FIV représentant 50 % des infections chroniques qui contribue à la genèse du Complexe Gingivo-Somatite Chronique
Le diagnostic s'établit par des tests biologiques (Elisa, la PCR quantitatif qui apporte une aide précieuse pour le pronostic).

-Urémique :

En cas de défaillance grave des reins, il apparaît des ulcères buccaux associés à des symptômes généraux (déshydratation, vomissements,signes nerveux...).

-Auto immunes :

C'est le Complexe Gingivo-Stomatite Chronique. (ou CGSC).
Il représente la deuxième affectionbuccale chez le chat après la maladie parodontale.
Il se traduit par des lésions de stomatite, souvent associées à des lésions parodontales ou du collet. Ces lésions s'accompagnent de lésions ulcératives et/ou hyperplasiques (tissu de granulation).
L'histologie montre un infiltrat lympho-plasmocytaire qui pourrait être compatible avec une réponse immunitaire et inflammatoire chronique.
L'origine de ce complexe reste inconnue. L’existence d'une réponse immunitaire anormale est fortement suspectée. , notamment par la présence d'agents favorisants comme le calcivirus, le virus de l'immunodéficience et même des bactéries pathogènes.


3)-Les traitements :

Ils seront en fonction du diagnostic :

-Élimination de la plaquette dentaire en cas de dents entartrées avec si besoin avulsions...
-Perfusions en cas d'urémie (voir article du blog sur la maladie rénale chronique).
-Traitements de terrain contre les maladies virales (calciviroses) pour renforcer l'immunité naturelle (voir article du blog sur l'immunité).
-le Complexe Gingivo-Stomatite Chronique mérite une attention toute particulière car son origine est pluri factorielle et regroupe en fait l'ensemble des affections buccales du chat caractérisées par une inflammation chronique d'une autre plusieurs régions de la bouche.


Essais de traitements de phytothérapie et d'homéopathie visant à soigner le Complexe Gingivo-Stomatite Chronique félin.

 


1)-TRAITEMENTS DE PHYTOTHÉRAPIE :


Quelques plantes pouvant être à utiliser :

-Aloë vera  :

Le gel de cette plante possède à la fois des propriétés anti inflammatoires et immuno-stimulantes.
C'est aussi un bon cicatrisant des plaies et donc des ulcères buccaux. Habituellement, les chats prennent facilement cette plante. car souvent son goût est neutre. La présentation en gel buvable est alors à utiliser.

-Cannelle :

L'écorce de cet arbre renferme un principe actif l'eugénol, bien connu en dentisterie par ses propriétés sédatives, stimulante des glandes salivaires et aussi anti bactérienne et anti fongique.
Elle permet aussi de traiter la perte d'appétit et une fatigue légère.
Cependant,à cause de la présence d'Eugénol, son emploi reste délicat chez le chat. Surtout ne pas utiliser sous la forme d'Huile Essentielle ! Grande prudence également chez les femelles gestantes et les jeunes animaux.

-Cassis :

Les bourgeons de cet arbrisseau stimulent les glandes surrénales qui produisent alors de la cortisone (naturelle), aux propriétés anti inflammatoires connues.
De plus, c'est très bon draineur, agissant comme nettoyeur de l'organisme.

-Cyprès :

Cet arbre possède aussi des propriétés antivirales mais aussi un pouvoir angio-protecteur au niveau du système veineux. Cette plante reste cependant difficile à faire prendre au chat.

-Echinacées :

Il existe une dizaine d'espèces de cette plante d'ornement mais 3 sont cultivés à des fins médicales (E.angustifolia, E.purpurea, E. pallida)
Certains phytothérapeutes la considèrent comme la championne des plantes possédant une activité immuno-stimulante....Elle est particulièrement active dans les affections de l'appareil respiratoire , notamment contre les viroses respiratoires.
Mon confrère Nicolas Baudin l'a incorporée dans son supplément nutritionnel : ABV bucco félis.

 Toutefois la stimulation du système immunitaire est de courte durée, leur prescription doit être de courtes périodes, mais renouvelables.
L'OMS déconseille l'usage des Echinacées en cas de maladies systémiques (sida, tub) ou en cas de maladies auto-immunes (SEP, lupus).
Aussi, je me demande si ces plantes ont bien leur place dans cette pathologie qui pourrait être due  à un dysfonctionnement immunitaire ?
De plus, leur administration chez le chat est difficile en raison d'une amertume prononcée.

-EPP :

L'EPP vient des pépins d'une variété de pamplemousse Citrus paradisi et doit titrer 400 mg de flavonoïdes pour 100 ml du liquide fini. Il doit être le plus pur possible sans apport de vitamine ( C) et de conservateurs (parabène, ammoniums quaternaires...). Une fois entamé, le flacon doit être conservé au frigo.. L'EPP doit être donné toujours dilué dans de l'eau. La posologie la plus usitée est d'une goutte / 2 kg / jour. Il est souhaitable de l'utiliser en cure de 15 jours, cures renouvelables.
Le chat peut présenter parfois de rares allergies qui le plus souvent disparaissent avec l'arrêt de ce complément nutritionnel.
 Le laboratoire vétérinaire Demeter l'a incorporé dans son complément nutritionnel l'ENDOSTIM (ND) qui contient aussi de l'Aloë vera, de l'huile de requin, du Silicium organique et des probiotiques.
Certains propriétaires reconnaissent avoir des difficultés de prise de ce complément nutritionnel, certes très complet, avec leurs chats.

-Griffe du chat :

Cette liane amazonienne est exploitée depuis plusieurs siècles pour ses vertus thérapeutiques par les indiens du Pérou. Elle exerce une action régulatrice sur le système immunitaire.
Il y a d'une part stimulation des lymphocytes, impliqués dans la défense immunitaire mais d'autre part inhibition des lymphoblastes à l'origine des maladies auto-immunes et allergies.
En raison de cette particularité, cette plante possède un grand intérêt dans le traitements des maladies provoquant un affaiblissement du système immunitaire (virale!) mais aussi dans les maladies se traduisant par une hyperactivité du système immunitaire comme cela pourrait être le cas dans la CSGC ?
Beaucoup de confrères et consœurs l'utilisent aussi dans le traitement du CGSC félin comme" immuno-modulateur".


-Lapacho :

L'arbre de vie selon les Incas....
Il possède de nombreuses propriétés :
Stimulant immunitaire,antiviral,antioxydant ( destruction des radicaux libres)
anti-inflammatoire, antalgique, anti anémique  ( par la présence d'oligo-éléments dont le fer) ….
Contre indiqué en cas de troubles de la coagulation.

-Mélisse :

Cette plante possède des propriétés anti virale, notamment contre le virus de l'herpès par la présence d'acides phénols, des propriétés sédatives par la présence de terpènes.
Elle peut donc aussi être prescrite dans les troubles digestifs du chat notamment dans le traitement de la MICI.

Propolis :

Ce n'est pas une plante mais son usage thérapeutique n'est pas à négliger !

Petit rappel : Dans la ruche, la Propolis sert à colmater les fissures, à réparer, vernir et désinfecter les surfaces internes des alvéoles avant la ponte, à momifier les cadavres des intrus, tels que les petits rongeurs, les insectes et papillons...
Cette substance possède des propriétés anesthésiante, cicatrisante, antivirale et immunisante...
L'association avec le gel d'Aloe est intéressante (¼ à ½ gélule avec 1 à 2 ml de gel buvable) en période de crises (Dr Céline  Gastine-Moussour).
 Une présentation me parait aussi intéressante est la solution liquide du Propolis de Ballot Flurin que les chats semblent bien accepter. Il suffit de déposer une à deux gouttes sur les gencives.

-Réglisse :

En dehors de ses indications en pathologie digestive (ulcères gastriques), la racine de réglisse stimule les défenses immunitaires. Elle aide aussi à lutter contre la plaque dentaire.
Il faut cependant rester prudent dans son utilisation thérapeutique. Elle est contre indiquée en cas d'hypertension , d'insuffisance cardiaque et hépatique. De plus, il est conseillé d'éviter d'en consommer en cas de traitement hormonal car elle augmente leur durée de vie, notamment de la cortisone et de l'aldostérone. Les extraits déglycyrrhizinés semblent être moins efficaces !

Il est conseillé de ne l'utiliser que pendant de courtes périodes chez le chat.

Spiruline :

Cette algue possède de nombreuses vertus. Elle permet de traiter les allergies , de lutter contre la fatigue....De plus par sa composition, elle est une source importante de protéines pour l'organisme.
C'est un bon complément nutritionnel dans le traitement des maladies félines. A ne pas oublier !
Ma consoeur Céline Gastinel- Moussour recommande la présentation en ampoules buvables d'Alpha Biotech. (de 0,5 à 2 ml/jour). L'ampoule entamée peut se conserver au frigo durant 2 à 3 jours.




Remarques importantes :

Toutes ces plantes peuvent être prescrites seule ou le plus souvent en association.
En cas de traitement à base d'Extraits de Plantes fraiches Standardisés ou EPS, il est conseillé de ne pas associer plus de 3 plantes à la fois. Il est bon de faire des cures de 3 semaines et de changer ensuite de plantes ou de les donner 5 jours / 7 pour éviter de surcharger le foie dans sa fonction de détoxification.
Leur posologie est de 0,5 ml à 1 ml / 5 kg / jour .
Pour les TM, la posologie est d'une goutte/ kg/jour. Leur principal inconvénient est qu'elles sont alcoolisées et donc peu utilisables dans l'espèce féline.
A cause du goût et de l' odeur des plantes utilisées en phytothérapie, beaucoup de chats sont peu coopératifs....
 Aussi en ce qui concerne l'administration d' EPS, un de mes confrères préconise de commencer le traitement par une goutte, le premier jour et d'augmenter progressivement la posologie pour habituer le chat au goût ! Il s'arrête à 20 gouttes/ jour (environ 0,5 ml). Une prescription à retenir !


Mon avis sur la question :

Il s'agit probablement d'une maladie due à un dysfonctionnement immunitaire.
Aussi, je pense qu'il faut associer un traitement à action locale avec un traitement par voie générale modificateur du terrain terrain.


1)- Quelques exemples de traitements à action locale  :

-L'association à parties égales d'extraits de Mélisse + Cyprès ,sans sucre et sans alcool glycériné. Les chats n’apprécient pas le Cyprès,mais il est cependant très actif. Il peut être dilué dans un peu d'eau. (Dr Céline Gastinel-Moussour).
-L'association à parties égales de gel d'Aloe vera + Cannelle + Pin sylvestre sous forme d'hydrolats.
(Dr Céline Gastinel-Moussour).
-La préparation suivante à base d'huiles essentielles : gel d'Aloe vera 30 ml + 5 gouttes de Niaouli + 2 gouttes de Menthe poivrée + 5 gouttes de Laurier noble. (Dr Joëlle Robyns).


2)- Quelques exemples de traitements à action générale agissant sur le dérèglement immunitaire : 


-La Griffe du chat :***
    Cette plante est à la fois immuno-stimulante (stimulation des lymphocytes) et aussi immuno-modulatrice (inhibition des lymphoblastes) par la présence d'oxyindol tetra/penta cycliques.
    Elle peut être prescrite :
    soit en Teinture-mère Uncaria tomentosa  Biover à la dose d'une goutte/kg/jour, mais le chat n'aime pas trop les solutions hydro-alcooliques....
    soit en faisant reconditionner les gélules humaines, notamment celle du plus petit dosage à 120 mg, selon le poids du chat, la posologie étant de 20 mg/kg/jour.
    soit en commandant la présentation vétérinaire  : Catclovir chat comprimés ND ( laboratoire  Abivet).
    Attention ce labo vétérinaire ne fait pas de vente directe et il faut passer par un vétérinaire.

    -Le Lapacho :**
    En gélule : environ ¼ de gélule/jour
    En présentation homéopathique Tecoma curalis 1 DH gouttes buvables à raison d'une goutte/kg/jour.
    -La Spiruline :*
    a)-Sous forme deSpirulysat ( spirulysat ampoules buvables d' Alpha Biotech) : goût neutre ! de l'ordre de 0,5 à 2 ml par jour.
    Attention, une fois l'ampoule ouverte, il faut la conserver au frigo (2 à 3 jours maximum).
    Présentation pratique pour les familles nombreuses ou collectivités....Le propriétaire peut aussi terminer l'ampoule, puisqu'il s'agit d'un complément alimentaire pour les humains !
    b)-sous forme de capsules : en association avec de la levure de bière : Spirulon (ND) du laboratoire vétérinaire Abivet.
    c)- poudre, comprimés...: de nombreux présentations à usage humain peuvent être aussi prescrites.


    -Les champignons chinois-japonnais :* 
     
    Les champignons, comme le Shiitaké ( Lentinus edodes) , le Maitaké ( Grifola frondosa) , le Reishi ( Ganoderma lucidum) ,ou l'ABM ( Agaricus blazei Murr.), sont des aliments dits immuno-stimulants.
    Ils activent les lymphocytes T et les macrophages, ce qui permet d'avoir des indications aussi en cancérologie.
    -On peut trouver ces champignons dans la spécialité de Diet Horizon commercialisée sous le nom de "Complexe immunité bio" . La posologie pour un chat serait d'un quart de gélule.
    -Une autre maison française productrice de champignons, Bio champi, commercialise aussi des champignons chinois notamment la spécialité «  immunoplus » . La posologie conseillée par ma consœur Céline Gastinel-Moussour est d'un quart de comprimé/jour.

    -Le laboratoire vétérinaire Phyto Compagnon a mis du  Shiitake qu'il associe à du Lapacho et du Plantain dans son complément nutritionnel "Phyto défense" . Cette formule a retenu aussi mon attention car le Plantain servait autrefois à soigner les pharyngites . Il lui est  aussi attribué des propriétés immuno modulatrices. 

    -Mon confrère Nicolas Baudin se permet de signaler que le MAitake, le Shii take sont tous deux incorporés dans la formule du tri-factor (4Life Transfer Factor) et considère ce complément nutritionnel comme « tellement efficace pour stimuler l'immunité cellulaire » . (lire l'article du blog sur les facteurs de transfert).

    2)-Le Chlorure de magnésium (NIGARI) :


    Les propriétés du magnésium sont connues depuis longtemps comme étant un bon antiviral et un bon stimulant de l'immunité. A cause de son amertume, sa prise chez le chat n'est pas toujours évidente...
    Il faut éviter de le prescrire en cas d'insuffisance rénale et l'arrêter en cas de fatigue après son absorption ou en casd'une diarrhée persistant plus de 3 jours.  La posologie est de 2 à 5 ml de la solution à 20 g./litre et à la répéter 4 à 6 fois / jour. Pour plus de renseignements, voir l'article du blog.

    Je tiens à remercier particulièrement mes consoeurs Céline Moussour-Gastinel, Joëlle Robyns, Bernadette Bresard et mon confrère Nicolas Baudin qui ont bien voulu me communiquer leurs connaissances...ce qui n'est pas toujours le cas dans notre profession...  
    Également merci à Patrycja  de catpattes pour la photo.


    Bibliographie sommaire :

    Dictionnaire Pratique de Thérapeutique Chien, Chat,Nac des Prs R.Moraillon, Legeat et col.
    Le b.a.-ba des plantes pour mon chat de Céline Gastinel-Moussour.
    Les 120 plantes médicinales du  Dr M.Rombi et col.
    Guide de Phytothérapie du Dr J.Grünwald  et col. 


    3)- Approche homéopathique des stomatites félines et du CSGCF :


    L'homéopathie est une médecine qui soigne plus le malade que la maladie...Elle a pour but de donner au malade les moyens de se guérir par lui même. Aussi sa démarche thérapeutique est totalement différente de la médecine allopathie qui vise à bloquer la maladie pour « des anti ».

    C'est pourquoi, il y aura 3 paragraphes importants dans cette publication  en répondant à ces questions fondamentales :

    - Quels médicaments doit on prescrire par rapport aux symptômes locaux observés ?
    -Quels médicaments pourraient t- on donner pour renforcer le terrain dans le but d'éradiquer la maladie ?

    1)- Médicaments à action locale :


    Ces médicaments seront prescrits en basses dilutions (4-5 CH) et les prises pourront être répétés dans la journée et associés entre eux.
    Ils seront prescrits selon la loi de similitude, c'est à dire selon le tableau clinique observé.
    Par ordre alphabétique :

    -Apis Melifica :

    C'est un grand polychestre et ses indications sont multiples.C'est le médicament à prescrire au début de toute inflammation.
    Ses grandes caractéristiques sont l'apparition soudaine et sa violence des symptômes...
    La muqueuse est fortement enflammée avec tendance à l’œdème. La déglutition est douloureuse.
    Seuls les liquides froids arrivent à passer....Le sujet n'a pas soif.

    -Arum trifolium :

    La langue et les muqueuses sont à vif, rouge framboisé Il y a présence d'ulcères saignants facilement recouverts de fausses membranes....L'odeur de la bouche est putride accompagnée d'une salivation abondante ! On note une réaction des ganglions rétro-maxillaires.
    Ce médicament peut être aussi donné dans le coryza aigu quand le chat présente un écoulement irritant, excoriant du nez et la lèvre supérieure. Le chat arrive alors à s'écorcher …
    Autre indication  la laryngite : le chat n'arrive plus à miauler...

    -Baptista tinctoria :

    C'est le remède de toutes les affections aiguës et affections graves avec prostration, putridité des sécrétions, fièvre élevée et soif intense...
    La langue est sèche, racornie (aspect de cuir brûlé) avec la présence d' ulcérations dans la cavité buccale accompagnées d'une salive épaisse et malodorante. Le chat ne peut plus absorber de liquide. Il reste prostré.

    -Belladona :

    Une des ses caractéristiques principales est la sécheresse et congestion vive des muqueuses (notamment des amygdales).
    La gorge est d'un rouge vif. La soif est vive d'eau froide. Le sujet évite de bouger car cela aggrave la pathologie. D'autres symptômes peuvent être observés comme une peau chaude, un pouls rapide,un crâne chaud, des extrémités froides...

    -Kalium bichromatum :

    L'inflammation va du nez au larynx, ce qui explique que ce médicament peut être prescrit dans le coryza du chat, notamment en présence de blépharo-conjonctivites avec ulcérations (cornée,nez).
    Les ulcères sont découpés à l'emporte-pièce, très rouges.La salive est filandreuse.L'état est amélioré par la chaleur. Il peut être prescrit en cas de pyorrhée alvéolo-dentaire très profonde.
    Arsenicum, Lachesis, Tuberculinum sont des antidotes.


    -Lachesis Mutus :

    Venant d'un grand serpent extrêmement venimeux d'Amérique du sud, il sera indiqué dans les cas graves, septicémiques. La gorge est enflée avec tendance à la suffocation. Présence d'ulcères profonds avec du sang noir. Tendance à la gangrène... Parfois paralysie laryngée. Forte fièvre, prostration : état typhique . Ne pas employer en dessous de 5 CH.

    -Phytolacca decandra :

    Proche de Mercurius et de Kalium bichromatum,il a des indications aussi bien dans l’aigu que le chronique.Il est surtout utilisé en TM à raison 3 gouttes pour une cuillère à soupe d'eau, en application locale, à l'aide d'un coton tige.


    -Mercurius solubilis :

    Médicament bien connu pour traiter les angines aiguës, il se traduit par une inflammation de la muqueuse buccale avec une tendance à l'apparition d'ulcères, d’aphtes et de fausses membranes qui ne saignent pas beaucoup. La langue est chargée d'un liquide jaunâtre-brunâtre épais.
    L'hyper salivation et l'aggravation nocturne sont constantes.
    Cette pathologie peut -être accompagnée d'une blépharo -conjonctivite.
    Belladona est son complémentaire et Nitricum acidum est son antidote. Incompatible avec Silicea.

    Comme médicament de la même famille, à signaler: Mercurius corrosivus,plus « violent » avec souvent de l'oligourie associée et de Mercurius cyanatus avec des fausses membranes grisâtres.

    -Mica :

    Sa principale indication est les stomatites chroniques avec une pyorrhée alvéolo-dentaire avec déchaussement des dents. Souvent, il faut cependant procéder à l'extraction des dents qui peuvent être responsables de stomatites.


    -Nitricum acidum :

    Comme l'acide nitrique d'où il provient, sa pathogénésie se résume à une action caustique.
    La bouche serait atteinte d'une stomatite ulcéreuse avec des ulcérations sanguinolentes sur la langue, les joues et les gencives . Les douleurs apparaissent et disparaissent brutalement. Le chat a un comportement irritable et agité.


    2)- Médicaments de terrain :


    Il faut rechercher le terrain pathologique particulier du chat atteint de stomatite.
    Car comme le dit si bien le Dr M.Tetau «  les médicaments de terrain ont une action en profondeur capable de modifier ce terrain dans le sens positif » (1).
    Cela renvoie aux 3 paramètres-clés en homéopathie à savoir la diathèse, la constitution et le tempérament, déjà évoqués dans un article précédant (2).

    Quelques rappels :

    On définit la diathèse comme « un ensemble d'individus qui ont tous un destin pathologique analogue, des modes de réactions semblables «  (3).
    Hahnemann a individualisé 3 diathèses :

    -la Psore : C'est la « la maladie rentrée » : Un blocage des émonctoires pourraient être à son origine (foie, reins, intestins). Peu d'intérêt pour le sujet traité ici.
    Cette diathèse renvoie souvent à une hérédité de type allergique (affections cutanées).

    -La Luèse : C'est la maladie du « chancre ». il y a inflammation, ulcération, sclérose.
    Elle concerne donc les stomatites aiguës et sub aiguës. Le chef de fil des médicaments est Luésinum.

    -La Sycose : C'est la maladie du chronique : affections chroniques suite à une dégradation de l'organisme par l'administration prolongé de certains remèdes immuno-modificateurs comme les corticoïdes...., l'abus des vaccinations. C'est le cas des stomatites chroniques. Le chef de file est Thuya.

    Nebel et Vannier ont ajouté une autre diathèse : le tuberculismequi s'adresse plutôt à des sujets jeunes, atteints de d'affections broncho-pulmonaires, de déminéralisation, de poussées fébriles...: peu d'intérêt pour le sujet traité.

    En pratique :

    Selon la stomatite observée et son stade, il faudra établir un traitement faisant appel soit à la Luèse dans les stomatites aiguës et sub aiguës ou à la Sycose, en cas d'affections chroniques.
    Le traitement sera institué à partir de doses en moyenne et haute dilutions de dilutions homéopathiques de 9 CH à 30 CH).

    3)-Les stimulants de l'immunité :

    -Thymuline :***

    Il s’agit de l’ hormone du thymus  obtenue par synthèse,.
    C’est dans le thymus que les globules blancs : lymphocytes T ( T = tueur !) sont initiés à leur fonction de défense immunitaire 
    En homéopathie, une souche appelée Thymuline est prescrite dans les déficiences immunitaires de terrain fragile.
    Elle est habituellement prescrite en 7 CH ou 9 CH. Il est conseillé d’éviter les hautes dilutions qui pourraient avoir l’effet contraire de celui désiré.
    Thymuline est très efficace notamment chez le chaton.

    -La Micro-Immunothérapie ** :

     La Micro-Immunothérapie est un traitement homéopathique qui cible différentes maladies, autant aiguës que chroniques, qui sont la conséquence d'un déséquilibre du système immunitaire.
    « Les médicaments de Micro-Immunothérapie sont utilisés comme régulateurs  immunitaires pour stimuler et harmoniser les défenses de notre organisme « .
    C'est le laboratoire humain belge Labo'Life qui commercialise ces produits.
    L'administration se fait par la voie per linguale à base d'une poudre contenue dans des capsules qu'on ouvre au moment de l'utilisation.
    Ces médicaments peuvent être administrés aux animaux. Le seul petit problème est leur coût un peu élevé...
    Pour avoir plus de renseignements, lisez l'article du blog sur " l'Immunité et homéopathie"(4) et contacter le laboratoire (5).

    Sources :

    1)-Pour une médecine humaniste, l'homéopathie: Dr M.Tetau (Similia)
    2)-Homéopathie vétérinaire Dr Serge Arnaud : arnaudveto.blogspot.com .
    3)-Maladies chroniques Dr S . Hahnemann 1828.
    4)- Immunité et homéopathie Dr S.Arnaud : arnaudveto.blogspot.com .
    5)-Laboratoire Labo'Life : www.labolife.com








































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